point du solstice d'hiver 2008

Publié le par clarac

Voilà, de manière quelques peu prématurée, le point du solstice d’hiver 2008.

Pour commencer, c’est fait, Station Fiction n°1 est sortie, expédié aux téméraires qui ont osé s’embarqué dans l’inconnu avec nous pour ce vol inaugural. J’espère qu’ils ne seront pas déçus, et nous ne serons certainement pas ingrat avec eux.

Cette page éditoriale étant tournée, je vais pouvoir me consacrer à mes deux autres chantiers personnels, l’écriture et la pédagogie.

Pour l’écriture, c’est avec satisfaction que j’ai vécu récemment une crise de « réactionnel aiguë » ; depuis mon AVC d’avril 2007 je n’étais pas parvenu à rédiger la moindre ligne, et là, en une semaine ce sont 120 000 signes d’un coup ! je ne me permettrais pas d’en évaluer la qualité pour autant (il n’y a pas pire juge d’une œuvre que son auteur), et le pire, c’est que je n’enverrais probablement même pas cette création toute fraîche à l’éditeur qui me la sollicitait.

Tout simplement parce que le travail de re-écriture à fournir derrière est considérable ; l’une des séquelles de mon AVC est une dyslexie fonctionnelle très handicapante ; celle-ci me faut un tas de fautes de frappes et d’autres incorrections que les « bonnes âmes, gardiennes de l’orthodoxie orthographique » me reprochent sur les fora. Ils ont raison, pas pour les motifs qu’ils imaginent, mais ils ont raison. J’avoue que ça me fait beaucoup sourire, ça m’amuse. Je doute que ces derniers soient du nombre des téméraires à embarquer à bord de la Station, je suis même sûr qu’ils n’y seront jamais, ils préjugent certainement, au vu de mes fautes de frappe, que le fanzine est un tas de barbarisme ou de borborygmes. Sauf que je distingue très distinctement ce qui est de l’écrit de communication, pour lequel je ne suis pas très pointilleux, et ce qui est de l’ordre de l’action éditoriale où là, en revanche, je suis bien plus exigent et attentif. De la meilleure des manières, la correction est confiée à une professionnelle.

Toutefois cela confirme, si besoin était, que je ne suis plus en mesure de créer du court, (vu mes nouvelles caractéristiques post-AVC) ou de me consacrer d’avantage à la « nouvelle » ; je ne parviens plus à rédiger du « court » . Conformément à ce que j’évoquais dans l’article « le parcours de vie d’un texte », et vu le stock de nouvelles dans mes tiroirs, nombre de ces textes seront reprit, retravaillés, refaçonnés pour répondre à quelques AT, mais surtout aux concours littéraires car à l’évidence mon approche stylistique n’appartient pas à une école prisée par les supports dédiés à l’imaginaire.

Donc, plus de nouvelle ni d’imaginaire, je reviens à la littérature prétendument « classique » et vers le roman. Pour ces dernières, j’estime que mon action avec le fanzine Station Fiction soutient et la nouvelle et la création littéraire en imaginaire.

Donc désormais, je me consacre à d’autres littératures…

Et, pour respecter mes principes, vu que j’ai été éduqué en littérature depuis 1988 à l’équité de l’anonymat des concours littéraires, c’est exclusivement sous pseudonyme que je soumettrais mes textes à l’avenir ; et tant pis pour ceux que ça dérange. Il existe toutefois un certains nombre de support qui « anonyme » les textes qu’ils reçoivent, et il s’agit là d’un principe pour le Comité de Lecture de la Station.

Quant à mon autre grand centre d‘intérêt, la pédagogie ; en fin de compte, le travail personnel que je dois fournir pour récupérer mes capacités et mes compétences, autant physique qu’intellectuelles valent bien un sujet de thèse en science de l’éducation. J’avoue que je remets en cause pas mal de certitudes enseignées en université, que j’enseigne moi-même parfois, car je dois bien admettre que la théorie confrontée à cette situation, ne tient pas la route.

Et comme je suis exclu du champ de la pratique, je ne peux plus que me consacrer qu’à la théorie avec moi-même comme sujet d’étude… J’en connais deux ou trois qui n’attendent que ça depuis des années, j’en connais beaucoup plus qui le redoutent depuis tout aussi longtemps. Navré, c’est le Destin qu’a décidé…

Je cerne beaucoup mieux le « facteur de résistance » comme l’évoque Mérieux, et les altérations de l’apprentissage dû à des collectes sensitives non fiables : enfin beaucoup d’interrogation et de remise en cause de ce qui était jusqu’ici pour moi des évidences, et qui de toute évidence n’en sont pas.

En résumé, j’ai du travail…
Rendez-vous le 20 mars 2009 pour un nouveau point et la sortie de Station Fiction n°2 "Premier Contact" un excellent opus ! C'est pour SF n°3 "obscurité" que j'ai plus d'inquiétude à ce jour...
alea jacta est
Sébastien Clarac.

Publié dans errances...

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