Pas de lire en fête 2009

Publié le par clarac

 

(http://www.actusf.com/forum/viewtopic.php?t=5886)

Le magazine Livre Hebdo annonce qu'il n'y aura pas de “Lire en fête” en 2009.

voici le début de l'
article <http://www.livreshebdo.fr/medias---manifestations/actualites/pas-de-%E2%80%9Clire-en-fete%E2%80%9D-en-2009/2630.aspx>

« La manifestation de promotion du livre et de la lecture organisée chaque année en octobre sera remplacée au printemps 2010 par une nouvelle formule où l'implication du ministère de l'éducation nationale, de la presse écrite et de la télévision sera renforcée comme l'a précisé
jeudi 22 janvier le président du CNL. Cette fois c’est décidé : il n’y aura pas de « Lire en fête » en 2009. Le Centre national du livre annonce une année blanche et un moment de réflexion dans la perspective d’un nouveau type de manifestation au printemps 2010 »

Et tant qu'on y est dans les infos, selon le journal Libération, le ministère des affaires étrangères s'apprêterait à réduire les budgets 2009 d’aide à la publication, à la traduction et à la diffusion du livre français dans le monde.

Voici le début de l'article <http://www.liberation.fr/theatre/0101314098-debacle-au-quai> : " «Une situation catastrophique», «une bérézina», «un secteur totalement sinistré» : ceux qui s’expriment ainsi, anonymement, ne sont pas des militants syndicaux en colère, mais de hauts responsables du ministère des Affaires étrangères. En cause : la diminution des crédits alloués à la politique culturelle extérieure de la France. Faisant suite à plusieurs années de baisse, les chiffres pour 2009 donnent le vertige : -20 %, -30 %, -50 % dans certains secteurs. Exemple parmi beaucoup d’autres, cette note interne de fin novembre listant les prévisions pour 2009 dans le secteur du livre : -33 % (de 701 600 euros à 470 000 euros) pour le programme d’aide à la publication, -82 % (de 257 185 à 47 000 euros) pour le soutien à la traduction, suppression totale (de 70 000 euros à 0) pour le programme de «formation de libraires et d’éditeurs du sud», etc., etc.


Aucun secteur n’échappe à la débâcle. Pour le cinéma, la quasi-totalité des subventions que le ministère versait aux festivals (Biarritz, Angoulême…) est supprimée, de même que le très précieux « fonds d’appui aux cinématographies peu diffusées » (150 000 euros). Presque tous les pays sont concernés, ici on sucre des postes d’attachés linguistiques (moins huit en Pologne), là on ferme des instituts (Edimbourg, Porto, Rostock), ailleurs le budget alloué au conseiller culturel est égal à « zéro. »


A cause de la « Crise » naturellement le premier poste budgétaire des foyers à passer à la trappe est celui, bien inutile de la « culture » ; je pense inutile que l'État achève le seul secteur qui est le premier pilier de la démocratie ; à moins de glisser volontairement vers le totalitarisme...

 

 

 

A l'évidence il est « naturel » de débloquer cent milliards d'euros pour soutenir un système financier coupable d'une incompétence sans précédent : une fois de plus on récompenses les « responsables mais pas coupables » et c'est aux victimes de payer. Avec de tels principes on serait inquiet à moins. Difficile dés lors de continuer de se présenter comme le Champion du Changement quand on ne trouve rien de mieux qu'absoudre et donc entériner et perpétuer un système à l'évidence obsolète alors même que l'occasion inespérée de le changer se présente. Je connais quelqu'un qui n'a plus aucune crédibilité.

La Culture et la Jeunesse... voilà les deux premiers bouc émissaire qu'on livre au pogrom !

Bien sûr, La Culture, parce que ces gens sont des esprits libre qui s'expriment sans s'inféoder et ont par leur « talent » une vision du monde qu'aucune œillère ne restreint. Ils ont l'esprit critique pour ne pas limiter leurs réflexions à la propagande officielle et sont assez « insolents » pour s'exprimer. On aura donc beau jeu de se vanter d'avoir un nouveau prix Nobel de Littérature alors qu'on assassine dans l'œuf les talents de demain : il est donc naturel de craindre que nous n'ayons plus à nous enorgueillir avant très longtemps d'une nouvelle distinction de cette qualité.

Mais d'abord les « jeunes! » ; depuis toujours c'est leur faute... Aussi loin qu'on puisse remonter dans le temps; c'est toujours la faute des jeunes ! Quand cessera-t-on de les accabler de nos fautes et quand assumerons-nous nos responsabilités sans nous décharger sur eux ?

Et voilà qui est bien normal en fait car ces derniers sont la première menace pour une civilisation !

Ces jeunes, figurez-vous, à qui on interdit de se rassembler, de s'exprimer et de s'éduquer convenablement ont le malheurs de constituer la première force vive de la nation, de posséder assez d'imagination pour déborder d'idées et assez dynamique pour, si on les laissait faire ; entreprendre !

Car quand on nous rabâche les errements d'une frange très en difficulté de cette jeunesse qu'une fois encore on accable en généralisant sans leur tendre la main, on se garde bien de nous montrer la majorité d'entre-eux qui sans rien (car ils n'ont rien !) agissent et construisent ! Comme le démontre l'incroyable succès de « l'auto-entreprise » notre nation possède des forces vives dynamiques et entreprenantes. Fait étrange, le secteur culturel est bien évidement exclu de ce nouveau statut alors même qu'il lui conviendrait à merveille ; cependant qui oserait dénouer les liens qui entravent la capacité d'action des artistes de notre nation ? Ces esprits sont capables d'imagination au-delà du raisonnable et Dieu seul sait ce qu'ils créeraient si ces marginaux de la pensée devenaient libre d'entreprendre !

Avec ces jeunes qui quoi qu'il arrive il faut admettre une fois pour toute que c'est eux qui demain seront à nos places et siègeront dans les fauteuils de ceux qui aujourd'hui les accable et les entrave. N'espérons pas de leur part un quelconque désir de pérenniser un Civilisation qui les aura ostracisée ! Il est tout à fait possible qu'ils soient moins stupide que vous ne le pensiez et que le masochisme ne figure pas dans la litanie des « tares » dont vous les affublez... Ce n'est pas parce que vous, nous les vieux, sommes mutilé dans notre capacité à concevoir l'avenir (surtout vous, pas moi); il se trouve que c'est là leur principale occupation à ces jeunes.

Comment voulez-vous culpabiliser les « jeunes » pour leurs addictions aux mondes virtuels ; alors que la grande finance après avoir « joué » et « perdu » virtuellement des milliards ne fait pas la différence entre le réel et le virtuel et pleure pour récupérer ses pertes virtuelles dans l'économie réelle... Voilà un exemple que la jeunesse ne manquera pas de garder en mémoire !


En tant que auteur je vais me permettre d'avoir une ou deux idées et comme gascon, je ne vais pas gêner pour les exprimer...


J'ose prétendre que le véritable changement, le vraie courage politique serait pour la première fois dans l'histoire de faire confiance à sa jeunesse !

Car avoir foi en eux, c'est avoir foi en l'avenir !


Qu'on commence par cesser de les accabler et de les culpabiliser pour nos « fautes » !

Ils ont une conscience écologique plus aiguë que la majorité d'entre-nous (en témoigne leurs innombrables projets en la matière) ; qu'attendons-nous pour soutenir leurs efforts au lieu des les houspiller ?


Attendu qu'il n'y strictement aucune raison de capitaliser des acteurs économiques incapables de se renouveler, de se réinventer, de se remettre en cause et qui n'ambitionnent rien d'autre que de continuer ce qu'ils ont toujours fait avec le résultat qu'on connait...

Ne vaut-il mieux pas « capitaliser » sur la force vive de notre avenir et libérer enfin sa capacité d'action et d'innovation ?

Que risque-t-on ? Qu'ils jettent leur capital par la fenêtre; n'est-ce pas ce que certains ont déjà fait ?

Maintenant, et même si effectivement c'est ce que certains feront ; d'autres pourraient très bien nous surprendre...


Comment ?

Créons une Banque nationale de Développement où chaque jeune en 15 et 30 ans (auront à disposition un capital minimal de 100000€ (1000 000 serait mieux, mais faut peut-être pas exagérer) capital à débloquer sur dossier pour financer : Études, logement et projets...

Et comme nous serons loin des 100 milliards à dilapider dans un gouffre sans fond ni avenir...

Autant contribuer à financer ce qui est raisonnable au regard de nos engagements :

Voici une idée parmi d'autres...

01 : Je ne vois aucun inconvénient à multiplier les contrôles techniques sur nos véhicules avec l'objectif affiché de sécuriser nos routes et renouveler le parc automobile avec des véhicules plus écologique... mais qu'elle hypocrisie d'exiger quelque chose sans en donner les moyens ! Car, maintenant plus que jamais, ce véhicule est un outil indispensable à l'emploi et son propriétaire n'est pas toujours en mesure de se soumettre aux réglementations.

Donc, permettre un crédit via cette banque aux citoyens (mais également aux entreprises qui ont aussi des véhicules) de renouveler leurs outils de locomotion avec un taux calculé sur le niveau d'imposition. Car ceux qui ont des voitures dangereuses et/ou polluantes sont aussi ceux qui n'ont pas le moyen d'en changer. Alors si cette réglementation vise réellement la sécurité et à l'amélioration écologique, prouvons-le ! Faisons-le !


La liste de ce qui mérite d'être entrepris pour que nos actes correspondent avec nos engagements est très longue. Or il est inutile de l'établir puisque, comme les jeunes, l'exemple que me donne les aînés qui n'assument pas leurs responsabilités me démontre l'inefficacité des engrenages d'une civilisation qui ne mérite pas qu'on s'y intéresse d'avantage.

Une fois de plus il appartiendra à la génération à venir de gérer notre lâcheté et notre incompétence avec l'espoir que celle-ci aura le courage que nous n'avons pas...


Ceci dit, comme je sais que personne ne passe ici et que cette communication sera stérile, au moins, je me serais exprimé...

Que les jeunes le sachent : il y a quelqu'un qui croit en eux et leur fait entièrement confiance !


@+ pour la prochaine gasconnerie, là, mine de rien, j'ai à faire...

Sébastien CLARAC


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