20090205 gasconnerie de février

Publié le par clarac

Retour vers le présent.

Après quelques semaines passée en 1995 avec un vieil environnement Windows et Word6. Me voici enfin de retour, sinon en 2009, du moins en 2007.

La liste des tâches en attentes est assez impressionnante, je ne vais donc ma m’ennuyer les prochains mois.

Je reste encore pour quelques temps à l’école de la Nouvelle ; bien que j’entreprenne désormais de m’attaquer aux textes longs (m’y remettre en fait), j’ai encore besoin de m’essayer à de nouvelles approches stylistiques, me confronter à des genres pour lesquels je ne me sens pas naturellement attiré. En résumé, expérimenter encore un peu quelques bricoles littéraires. Comme dans mon parcours d’auteur je ne considère pas la publication comme une fin en soi, seulement comme un critère d’évaluation de ma progression à l’égard de certains paramètres qui constituent l’environnement du processus de l’écriture. C’est d’ailleurs pour cette raison principale que je soumets toujours mes nouvelles sous pseudonymes, afin de m’assurer qu’elles soient lue pour elles-mêmes et non pour le nom de celui qui les signes. Raison aussi pour laquelle je ne soumets jamais un de mes textes (long ou court) à une connaissance. Et aussi que je refuse les commandes.

Dans mon parcours d’auteur, en reconnaissant qu’il s’agit bien d’un processus pédagogique de type autodidacte, il est nécessaire de parvenir à poser un regard critique, non seulement sur son écriture, mais sur tous les paramètres qui le constituent. Parvenir à les identifier tous, reconnaitre la nature, le mode et le statut du lien que j’établis avec chacun de ceux-ci à fin, dans ma démarche d’écriture de les manipuler. Or, il n’y a que la Nouvelle, le format court, qui permet ce travail en profondeur. D’une part parce que la quantité des appels à textes et des concours, et pas seulement dans les genres de l’Imaginaires, permettent cette confrontation variée et multiple. Moi qui ne suis pas particulièrement attiré par le polar n’ais-je pas décroché ma première publication dans le genre ? Sous pseudonyme, évidement.

La nouvelle seule permet se travail en profondeur, autant sur le fond que sur les formes. Ainsi donc, ce n’est pas parce qu’une nouvelle a été publiée qu’elle est achevée. Certes, d’une certaine manière elle est, or son potentiel d’expérimentation, son analyse sincère et honnête, son évaluation, critère par critère (pour peu que l’on sache les reconnaître) ouvrent autant d’axe de travail en écriture. La perfection, peut-être parce qu’elle n’appartient qu’à Dieu, n’existe pas ; est-ce une raison pour ne pas la rechercher ?

J’avoue me méfier de mes publications ! Il n’y a rien de pire à mes yeux que l’auto satisfaction. La publication ne signifie pas que mon processus d’auteur est achevé et que je suis subitement abouti. Non, une publication, comme 35 (puisque c’est le nombre exact de mes parutions en comptant tous mes pseudonymes) ne reflètent en rien un aboutissement et témoignent seulement qu’une étape, parmi d’autres, est atteinte. Là encore, il faut avoir la lucidité de regarder son travail en face et dévaluer si cette étape est réellement significatives d’une progression et estimer ce qui doit attirer et focaliser à l’avenir le travail en écriture.

Donc, contrairement à ma résolution, je ne vais pas laisser tomber la nouvelle ; bien au contraire. Je vais toutefois l’aborder vraiment, pour moi, sur sa fonction pédagogique dans le but évident de nourrir mon écriture pour sa mise en œuvre sur du texte long.

À propos des textes longs… non, j’en reparlerais plus tard…

@+ j’ai du travail…

Sébastien CLARAC

Publié dans errances...

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article