20090301 Déjà le printemps.

Publié le par clarac

Déjà le printemps, nous sommes le premier mars 2009 et mes pruniers sont en fleurs… C'est-à-dire, trop tard pour les tailler, j’aurais pourtant dû m’en douter.

 

Petit point sur mon parcours littéraire. Après une trop longue mise sur la touche et une véritable année blanche en 2008, sans avoir recouvré l’intégralité de mes capacités, tout en ayant reconfiguré ma méthode de travail, tant pour tenir compte de mes capacités réelles que pour palier mes défaillances numériques. À ce jour j’en suis à 16 textes en lectures, dont 8 sous pseudonymes. 8 pour le dernier trimestre 2008, depuis la fin de l’étape handicapante de ma convalescence, les 8 derniers depuis le premier janvier. Deux textes sont en lecture sous le pseudonyme féminin de ASC, pseudonyme qu’il me faut revitaliser. Sept textes sont en lecture sous celui de 4S, mon pseudonyme de soumission pour 2009, qui se trouve être un de mes personnages.

Ceci dit, seulement 4 textes sont des créations, le chemin vers cette dernière est encore difficile. Pour l’essentiel ces textes sont des remises à jour stylistique et des adaptations. Le travail d’écriture ne se limite pas à la création, selon moi, il commence véritablement à la réécriture, pas seulement à la relecture. Et un texte publié n’est pas mort avec celle-ci, donc même mes textes publiés sont repris et mis à jour. Quand ils ne sont pas complètement refondus.

Il m’est difficile de leur confronter mes statistiques tant les années 2007 & 2008, en raison de mon AVC qui a perturbé le processus d’apprentissage et saboté mes critères d’évaluations. J’aimerais pouvoir donc estimer mon éventuelle progression, sauf qu’en employant le taux exceptionnel de 2006 (qui m’a permis de décrocher 15 publications en 2007, même, si de fait, compte tenu de mon AVC je n’ai rien écrit ladite année.) ; avec ce taux là je devrais décrocher, 4 publications. Or, il serait naturel que lors d’un processus pédagogique, fut-il autodidacte comme l’est l’apprentissage du métier d’écrivains, celle-ci soit, sinon linéaire, du moins ascensionnelle, positive. Avec un 0% en 2008, à l’évidence tel n’est pas le cas. Toutefois ces années ne sont ni perdues, ni inutiles. Les difficultés rencontrées, pour ne pas parler de l’impossibilité d’écrire, m’ont conduit à procéder à une analyse profonde de l’ensemble des paramètres de cet apprentissage et de reconfigurer toute ma stratégie de l’écriture, identifier de nombreuses lacunes (en commençant par le fait que mon orthographe et ma grammaire ne sont pas au niveau, et que le français ne soit pas ma seule langue maternelle, n’est pas une excuse, ni un prétexte pour ne pas rechercher de solutions).

Un texte est répertorié à paraître, sous le pseudonyme masculin de AL. (avec, ce qui est encourageant, mon seul et unique texte écrit dans ma période noire, sur ce banc de touche hospitalier, à l’origine un essais sur un constat de l’analyse stylistique de mon écriture et une simple expérience sur des paramètres, jusque là non reconnue du ton, et du registre, et de la  problématique  En résumé, en genre polar, comment évoquer la déveine et la malchance, (problématique, l’homme confronté à la poisse, et de circonstance en ce qui me concernait), sur un « ton » humour et décalé (besoin de décompressé de la pression médicale, le meilleur remède universel restant le rire, même sarcastique, sur un « registre » culinaire ; a priori, aucun lien entre les trois, ni le genre polar. Le résultat est quand même là. À quoi il convient de s’intéresser aussi aux « structures », mais bon, laissons ceci pour l’heure.

Il est vrai que je pouvais me consacrer à cette analyse stylistique de l’abord de l’écriture, puisque j’en avais le temps, malgré moi, et surtout parce que j’avais aussi progressé pour régler le premier niveau stylistique qui concernait les usages abusifs et antinarratifs (et la narration dans l’Imaginaire est fondamentale) que sont les « était et avait », les « ment » et « ant », les débuts de phrase récurrentes avec « il elle, on », la traque aux assonances et allitérations, aux occurrences aussi, surtout les sémantiques.

2006, fut aussi l’année des expériences littéraire. Ayant remarqué la médiocrité de la crédibilité de mes sujets féminin, désireux d’y pallier ; je n’ai rein trouvé de mieux que de créer un pseudonyme féminin (ASC) qui fut en 2006 à 75% de réussite ! Il ne s’agissait pas seulement de soumettre des textes avec une signature féminine, mais bien de présenter un personnage principal féminin crédible. Signer ces nouvelles avec un pseudonyme féminin accentuait le critère d’évaluation, naturellement un homme met en scène des sujets masculins, tout aussi naturellement une auteur(e) met en scène des sujets féminins ; à la lecture, la non crédibilité du personnage est sanctionné par un refus.

Le printemps, précoce cette année influencera-t-il mon écriture ? L’hibernation hivernale aura été très active ; le printemps le sera-t-il moins ?

Au programme ce printemps.

Je vais conserver mon planning de soumission. Que ce soit des remises à jour d’anciens textes (avec un stock de 140 nouvelles, il est rare que l’un de ceci ne corresponde pas à un appel à texte ou un thème de concours). Or j’aimerais aussi revenir à la création, pas à pas.

Je me pose pour objectif pour le dernier trimestre 2009 d’être à 50% de soumission de création. Je doute d’y parvenir.

Je vais aussi réactiver ASC (mon pseudonyme féminin), et SAC, l’autre pseudonyme masculin qui végète un peu. 4S restera mon pseudonyme de soumission pour cette année. Lequel prendrai-je en 2010 ? STC, IL, AL, 3C, GL, CM, SR ? J’ai un bon stock d’alias, j’aviserai en temps utile.

Or, si je dois créer, cette année, quant à faire, créons utile. Mes nouvelles, même si elles seront soumisse sous pseudonyme (ce qui ne signifie pas que je ne signerai pas la publication de mon vrai nom) ; seront toutes, sauf cas d’inspiration impérieuse, dans l’un de mes quatre principaux univers. Ceci par ce que je considère la nouvelle comme un laboratoire d’expériences de l’écriture, une école de celle-ci, et chaque nouvelle restera une expérience avec une visée particulière sur un ou l’autre des paramètres de l’écriture que j’ai identifié à ce jour. Ces dernières mettront donc en scène des sujets secondaires issues de ces divers univers et dont la rédaction devrait me permettre et d’enrichir chacun de ceux-ci, mais aussi les sujets et leurs relations. Tout cela à destination de textes longs…

Nous y voilà, le roman. Ça y est, je m’y colle sérieusement. J’ai encore beaucoup à apprendre, je ne vais donc pas quitter les bancs de l’école de la nouvelle, il me reste une liste impressionnante d’expériences à mener dans mon laboratoire d’écriture. Or le temps est venu.

En bon gascon, en bon tricheur donc, mon premier texte long, presque achevé, n’est pas un roman ordinaire, ni même un recueil de nouvelles même s’il en comprend quelques-unes. Il s’agit, à la fois d’une expérience majeure dans mon travail d’apprentissage d’auteur et d’une confrontation au long.

Il s’agit, en résumé succinct et donc faux, d’un recueil de nouvelles liées, tressées et tisées autour d’une trame romanesque et d’une axiologie précise. Ce travail de lien, de tressage et de tissage, d’adaptation des nouvelles, de leurs correspondances et leurs complémentarités au service d’une ambiance collective de dimension romanesque est fascinant. Dans l’esprit du livre des ombres, de Serge LEHMAN, les nouvelles ainsi liées et tissées, sans perdre leurs valeurs intrinsèques, acquièrent par celle-ci une dimension romanesque qui les transcendent.

L’expérience est si intéressante, que j’ai décidé d’effectuer ce travail à partir de la même sélection, pour l’essentiel, de nouvelles, l’une sur une axiologie thématique fantastique et l’autre historique. Actuellement seul le fantastique est achevé (ou presque), et c’est déjà très « amusant », pour moi, de le reprendre avec une axiologie historique. De fait les transitions sont différentes, les adaptations sur les nouvelles aussi. Difficile à expliquer, si un jour ces « machins » sont publiés, la lecture devrait vous parler bien plus que ces explications abstraites. L’idéal serait de parvenir à publier les deux versions, le fantastique et l’historique, pour mesurer par la confrontation des lectures, comment une même nouvelle, presque identique, acquière en se fondant dans une trame romanesque, par le lien établi entre les nouvelles, différent d’une version à l’autre, un niveau de lecture et d’expression sans comparaison. Selon moi, mais suis-je le mieux placé pour répondre à cette question. Comme je le dis toujours ; « il n’y a pas pire juge de son oeuvre que son auteur ! »

La version fantastique sera définitive (relatif) d’ici fin mars et entrera en cycle de soumission courant avril, la version historique sera achevée plus tard.

Comme je ne suis pas capable de me consacrer exclusivement à un seul projet à la fois, c’est ainsi et il est inutile d’aller contre sa nature.

Sont aussi en chantier un roman (là aussi le mot est presque juste) de fantasy ; les 7 jours dexxxxx. En plein dans mon univers de fantasy où apparaîtront (et apparaissent déjà) deux de mes héros secondaires déjà publiés en nouvelles. Ce dernier pourrait bien être achevé avant la fin de l’été. Et un autre de science-fiction avec le titre provisoire de l’espèce dominante. À l’origine une nouvelle destinée à l’appel escale 2010, qui m’a emporté très loin des 40000 signes du synopsis et perdu dans un clash informatique. Quant à le reprendre, autant en faire un roman, même si ce n’est pas la priorité du moment. Fait étrange, il est presque hors univers… presque parce que le sujet principal est provient de mon univers fantastique impliqué dans un récit très SF.

Or comme ce que j’apprécie le plus dans la vie, ce sont ses imprévus. Je sais d’avance que rien ne se déroulera comme prévu.

 

C’est le printemps, mon prunier me le dit avec ses fleurs. Tout va bien.

Sébastien CLARAC

Publié dans errances...

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