Article 20090310 idées de très tôt le matin

Publié le par clarac

Quant à être insomniaque, quant à demeurer incapable d’aligner deux phrases » narratives » à la suite ; puisque mon esprit semble à tout prix profiter de l’altération de son logiciel de routine pour explorer des prospectives sans queue ni tête, allons-y.

Première réflexion, mais comment donc, n’ais-je rien de mieux à faire à 4 heure du matin ?

À l’évidence, non.

Seconde réflexion, un constat, une inquiétude, une décision : quand une civilisation, mais resserrons ce champ à une simple culture, à une communauté culturelle, par exemple. Et pourquoi pas celle de la SF Française, celle là ou une autre… or cette dernière, avec celle-ci ce que je vais exprimer sera sans aucun doute plus fort, car a priori, s’il existe une communauté en France qui se préoccupe de l’Avenir, c’est bien celle-ci. Donc, quand une Culture se désintéresse de son avenir pour ressasser, radoter sur ses gloires passées, en général, c’est le signe du début de la fin. Il s’agit du meilleurs indicateur du début de la décadence que je connaisse. Surtout quand elle revient à vouloir s’auto définir selon les critères des années 30, du siècle passé, sur un autre continent. Voilà qui est inquiétant et je comprends mieux, maintenant, comment il se fait que quand je retourne un bouquin des rayons polars,/thriller en particulier, l’amuse gueule pour attirer le lecteur, me fait dire qu’il s’agit là de la SF, pas du polar thriller !

Certains seraient-ils assez pour créer de la SF innovante et de ne surtout pas en porter l’étiquette ? réflexion à poursuivre et méditer… pour action peut-être.

Troisième réflexion absurde d’une nuit quasi insomniaque avec ce machin qui enregistre les moindres frémissements de mon cœur et qui va donner une jaunisse au cardiologue quand il tentera de lire le gribouillis… Troisième réflexion, en fait, analyse ridicule pour tenter de comprendre comment je reste à 0% de succès en concours, 33% en appel à texte. Mon analyse faut ce qu’elle vaut, et surtout n’a de valeur que pour moi : il se trouve que l’une des caractéristiques particulières de mon écriture provient du fait que le français ne soit pas ma seule langue maternelle, (paternelle en fait), et qu’un machin comme l’orthographe et la grammaire soient, parfois, pour moi du chinois. J’aurais une réflexion, et même une anecdote sur ce facteur de l’illettrisme, mais ce sera pour une autre fois, même si ce dernier explique beaucoup ma pratique du pseudonyme. La différence essentielle, entre un concours littéraire et un appel à texte, est que ce dernier, émis par un éditeur, projette une publication. Et que l’éditeur, qui fait son travail, sait qu’il devra « corriger », il peut donc tolérer la présence de faute en proportion raisonnable toutefois. Quant au concours, l’édition n’est pas son objectif et l’excellence exigée passa plus par le vernis que par le fond ou l’intérêt d’un récit. De fait, je ne suis pas en mesure de présenter un texte conforme à l’orthodoxie orthographique ni grammaticale, je ne gagnerai donc jamais de concours. Tel n’est pas mon critère d’évaluation, en revanche, une sélection, passer le premier barrage, voire le second, jusqu’au dernier carré, lui en est un. L’autre inconvénient du concours, est que ceux-ci transmettent rarement un retour sur les textes. Tous les éditeurs émetteurs d’appel à texte ne le font pas non plus, d’ailleurs. Or ces retours procèdent du phénomène de rétroaction (feedback) normal en communication. Et l’écrit est avant tout un outil de communication. La principale frustration de l’auteur est sans aucun doute cette absence de rétroaction du récepteur/lecteur (surtout lecteur juge en jury ou comité de lecture) qui ne lui permet pas d’évaluer la qualité de sa communication. Seuls des indicateurs collatéraux, des hypothèses systémiques, tous non évaluables, peuvent conduire la réflexion de l’auteur.

En résumé, les concours sont fait par de gros fainéants élitistes… or, aucune généralisation est honnête. Chaque concours, comment chaque éditeur, est différent ; ce qui n’empêche que l’objet d’un concours est de récompenser une élite et que tout concouriste veut ses lettres de noblesse.

Un auteur apprenti n’apprend rien avec la participation aux concours s’il ne sait pas mettre en œuvre des analyses dérivées. Je ne recommande pas aux auteurs débutants de choisir la voix des concours pour apprendre.

Je viens de me doter d’un nouveau logiciel de correction d’orthographe et de grammaire, de quoi compenser l’handicap de mon illettrisme. Et aussi de le corriger car j’apprends beaucoup avec. J’ai oublié les chiffres de 2006 (publications de 2007) pour échelonner l’évolution à venir.

Toutefois, stratégiquement, mes chances nulles de gagner un concours étant avérées ; de fait je renonce à participer aux payants qui représentent des investissements perdus, sauf s’il s’agit d’une association que je connais et que je ceux soutenir, mais dans ce cas ma participation au concours est un acte symbolique. Il serait même plus juste de payer et pas envoyer son texte, j’y pense. Outre ces cas particuliers, comme on ne peut ni participer à tous les concours ni à tous les appels à textes ; j’élimine donc les payants de ma sélection de participation, et les non publiant. Je conserve donc les gratuits (ou presque) et les publiant, ces derniers ont la caractéristique d’avoir un éditeur dans l’action. Il peut s’agir d’appel à texte déguisé, d’une certaine manière. Quoi qu’il en soit, l’éditeur fera son travail, à partir de la sélection du jury du concours pour produire son ouvrage collectif… Ce qui me fait penser que mes 6 publications issues des concours de 2006, publié en 2007 proviennent tous de concours de ce type où sans remporter aucun prix, par « illettrisme » (j’assume), la publication s’obtient par d’autres critères plus littéraires. Paradoxe ? La vie est un paradoxe, mesdames et messieurs, la vie sans son échéance fatale n’a aucun sens ! L’homme est paradoxe, la vie, tout… moi surtout. Mais à 5heure du matin, il ne faut pas trop en demander…

Voilà 6000 signes écrit en une heure et rien de publiable... le paradoe, je vois dis, le paradoxe !
Sébastien CLARAC

Publié dans errances...

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