Première gasconnerie de juin.

Publié le par clarac

Voilà le mois de juin, ce dernier s’annonce aussi fébrile et agité que mai.

Ma liste de choses « à faire » est longue, lourde et terrifiante. Rien qu’avec celle-ci, je pourrais occuper une année entière d’un honnête labeur. Or, voilà, une journée fait toujours 24 heures, et le mois ne compte que trente jours et il me faudra faire avec.

Sur le front de l’édition, c’est la guerre de tranchée, tenir la position vaille que vaille ! Station Fiction n°3 mission « Obscurité » sortira avec un mois de retard, ce fichu mois qu’on ne parvient pas à rattraper et il est hors de question de céder davantage de terrain ! Et, parce que ce ne serait pas marrant autrement, voilà que l’idée d’une mission spéciale « Boréal » 100% québécoise se monte dans les coursives… quitte à repousser la mission « La Bête » d’une saison. L’opération « Oniric » se précise aussi. Les projets ne manquent pas, les envies encore moins ! Toutefois, le plus important, ici plus qu’ailleurs, c’est de durer ; alea jacta est !

Quant au front de l’anthologie, « L’homme & la Lune » notre première vraie publication, l’appel à texte vient de se clôturer, après un report de 3 mois, la sortie initialement prévue pour le quarantième anniversaire du premier alunissage de 1969 est déjà compromis de fait. Comme toutes les premières fois, inexpérience, ignorance et maladresse s’invitent au bal. Seule la rigueur et la volonté, l’obstination, nous permettrons de mener à bien cette opération que nous voulons annualiser. Or tant que le projet ne passe pas à l’étape suivante, le prochain appel à texte, déjà prêt, ne sera pas communiqué. Tout comme nous avions procédé au tirage d’un recueil de nouvelles au format et aux conditions du fanzine en guise de maquette et de test pour la Station en 2007 (mon recueil non diffusé de cendres de sonde) ; j’envisage quelque chose du genre pour le format « livre » avec le seul objectif d’évaluer autant nos outils, que nos moyens et surtout l’objet final pour compenser les erreurs de débutants. Enfin…

Pour l’heure, outre le salon de Sèvres en décembre, je n’en ai fait aucun autre ; je trouve, à tort peut-être, ma présence en salon avec seulement deux exemplaires de la Station sur la table, inutile. Donc, si l’anthologie sort d’ici là, et je le programme ainsi, j’espère pouvoir être présent à Nantes aux Utopiales. Même si j’envisage d’aller à celui de Pamiers, parce que c’est Pamiers, tout en sachant que ce n’est pas nécessairement là que je dois être… Et tout ceci rien que pour les Chantiers Imaginaires, je n’évoquerai même pas les projets des autres dimensions…

 

Quant au front de l’écriture, à l’évidence, si je consacre mon temps à l’action éditoriale c’est bien que je ne le prends pas pour écrire, ni pour le reste par ailleurs. De plus, les quelques textes en chantiers, destiné à des appels à textes, en sales gosses capricieux en pleine crise œdipienne ; pas un seul ne veut rester dans le cadre prévu et ils s’étalent sans pudeur… Or, je n’ai pas le temps de me lancer dans des projets romanesques, avec la rigueur nécessaire. Donc tant pis. Enfin, pas dans l’immédiat.

 

Sébastien CLARAC (alias Alaric S Thorismond)

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