ASM vs USAP, finale du top 14 : Rougerie à vu le fantôme !

Publié le par clarac

C’est rare, mais je délaisse parfois bouquins et ordinateur et repose un peu mes pieds sur terre, même si cela, surtout avec moi, est très relatif…

Le pyrénéen que je suis ne pouvait s’exiler qu’en terre gasconne, c’est un peu plat, mais à part ça, c’est comme dans la vallée !

Pour apprécier un bon match de rugby, la finale du Top 14, quant à y être, autant s’immerger dans la tribu des afficionados authentiques… pas n’importe laquelle : celle de l’ASL, l’entente Samatan Lombez ; vous savez : « Deux clochers, un ballon ! » ces villages frères ennemis qui se livrent une lutte quotidienne acharnée, et qui pourtant savent se réunir sur une pelouse autour des valeurs du rugby, et c’est bien le seul endroit…

Vous me direz, en Gascogne, c’est plutôt le State Toulousain que l’on supporte… Alors, choix cornélien entre USAP et ASM ? Pas du tout ! Il n’y en avait qu’un dans la salle du banquet, grand écran, qui venant d’un village au doux nom (mal nommé) de Clermont qui aurait pu justifier de soutenir l’ASM, or je suis surtout un ancien treiziste et j’apprécie trop le jeu des catalans…

Pour amener un gascon à lever son nez de l’assiette et la laisser refroidir : il faut du spectacle, du grand spectacle, du beau spectacle, un combat de Titan… Un vrai match de rugby ! Tel fut le cas hier soir. Je ne vais pas refaire tout le match… si à la première mi-temps l’USAP était en mauvaise posture, au retour sur la pelouse à l’évidence les catalans jouaient à seize !

Vous ne me croyez pas, demandez à Rougerie ! quoi, 5 minutes, 10 peut-être, avant le coup de sifflet final, arrêté dans son élan de façon bien irrégulière, il faut l’avouer, l’Auvergnat apparaît en gros plan sur l’écran. À son expression, dans la salle, tout d’un coup on entend :

« Le fantôme ! Regardez, Rougerie voit le fantôme ! »

Comment expliquer autrement que par la présence surnaturelle du fantôme l’échec de la vaillance auvergnate dont les assauts courageux se brisaient les uns après les autres sur le récif catalan ? Comment expliquer les percées exceptionnelles des centres perpignanais au travers des lignes de défense volcaniques ? Le fantôme ! Quoi d’autre ? J’aurais bien expliqué que le jeu de l’USAP est une synthèse harmonieuse du quinze et du treize et que cela lui confère une qualité inhabituelle… mais, non, c’était bel et bien le fantôme qui s’était invité sur la pelouse du Stade de France !

Demandez à Rougerie, il l’a vu lui !


Sébastien CLARAC

Publié dans errances...

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article