L’Homme & la Lune

Publié le par clarac

Avec la création des Chantiers Imaginaires et la mise en œuvre de sa modeste et symbolique section éditoriale, à côté de sa revue Station Fiction (fanzine), entre autres car les Chantiers ne sont pas une Maison d’Édition, c’est d’un outil d’expérimentation que je voulais me doter. Ce qui, je crois, semble à ce jour assez réussi.

Dès sa création en 2006, oui c’est déjà aussi vieux que ça, j’avais lancé un appel à textes pour l’année Jules Vernes ; passé totalement inaperçu. Et en 2007 c’était l’appel « POLARIS » pour l’année polaire internationale, presque aussi inaperçu que le précédent. Presque seulement car l’unique texte de qualité reçu fut accueilli au sommaire de Station Fiction n°1 mission Récif de Dante.

Pour 2009 année de l’espace, année de commémoration du 40ème premier pas de l’Homme sur la Lune, positionné Science-Fiction, fantastique et Imaginaire au sens large, je ne pouvais pas ne pas lancer l’appel à texte l’Homme & la Lune ! dans l’idéal la publication du recueil collectif aurait dû avoir lieu le 20 juillet (ou le 21, question de fuseau horaire) ; en fait, ce ne sera pas avant cet hiver. Peu importe d’arriver à la célébration en retard ; c’est l’intention qui compte ne dit-on pas ? Mettez cela sur le fait que je sois Gascon, irrespectueux, irrévérencieux, insolent et plein de trucs en in…

Maintenant, avec la tête dans la Lune il est assez difficile d’avoir les pieds sur Terre.

C’est bien parce que les Chantiers Imaginaires n’est pas une vraie maison d’édition que ce désagrément du retard accumulé n’est pas dramatique, chiant –(pour ne pas être plus grossier), mais bon l’idée n’est pas de produire pour produire, ni de créer pour créer. J’ignore encore ce que donnera le résultat final ; je sais simplement qu’il ne sera pas fait à la hussarde.

En fin de compte, si je dis tout cela, c’est pour prendre une pause à la re-re-relecture des vingt textes reçus…

L’heure d’assumer ma responsabilité d’anthologiste (j’aime pas le mot) est là. Les textes ont été déjà lut par moi au moins trois fois. J’ignore en revanche combien de lectures ni la procédure mise en œuvre par les deux membres de mon Comité de Lecture. Sinon qu’ils ont eut des versions anonymes des textes. Depuis peu j’ai réceptionné leurs fiches de lectures, commentaires et tout et tout…

Donc, je re-re-relis avec l’éclairage de ses avis parfois assez éloignés, carrément surprenant même, de ces derniers. Cela fait bien longtemps que je suis convaincu de la subjectivité de l’acte de lecture, là j’en ai la preuve flagrante. Ce qui m’amène à remettre en cause mes propres lectures, et par cela même à jeter un autre regard sur l’écriture. À l’évidence je ne peux sélectionner les vingt textes.

D’avance je sais que la sélection que je vais poser fera des heureux, des malheureux, suscitera le doute et les interrogations… n’est-ce pas le lot de tous les anthologistes ? On ne peut pas plaire à tout le monde et comme tous les goûts sont dans la nature… sans commentaire.

Puisqu’il s’agit d’un collectif commémoratif du premier pas sur la Lune, qu’il s’agissait bien d’une première, l’appel à texte me semblait judicieux et me paraît toujours justifié. Douze hommes ont marché sur la Lune, douze textes constitueront donc ce sommaire.

Me reste à décider ceux qui laisseront leur empreinte sur ces pages, qui jouera les Armstrong et les BUZ, et qui restera un spectateur privé de page comme Collin.

Avant toute chose, je tiens à remercier ces auteurs qui ont contribué au projet, et même au mal de tête qui s’annonce. Tous auront contribué bien plus qu’ils ne se l’imaginent à ce projet même si au final leur nom ne sera pas au sommaire.

Comme auteur je connais aussi la torture que c’est parfois d’attendre sans l’ombre d’une rumeur un verdict, c’est même parfois paralysant. Et sur ce plan-là, avec nos retards accumulés, nous avons atteint le sommet de l’art. Je présente donc mes excuses aux auteurs pour cela.

Mais voilà, inutile d’angoisser, je prendrais le temps que je jugerai nécessaire pour composer au mieux ce sommaire.

Voilà, c’était ma pause dans mes lectures, je dois les reprendre maintenant.

J’avais envi de dire merci aux auteurs, même si au final je ne sélectionne pas leur texte, pour tous ces récits, ces voyages et ces aventures dont l’Homme est le cœur et la Lune, tellement humaine... Vous savez que vous ne m’arrangez pas la sauce là ?! Cela aura été un plaisir, maintenant je dois faire des heureux et des malheureux et pourtant personne n’aura à rougir sous la Lune.

Pour le mal de tête aussi.

 

Retourne lire…

Sébastien CLARAC

 

Ceci est peut-être l’ébauche improbable de l’édito du recueil ?… non !

 

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