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Voilà bien longtemps que je n’ai pas parlé de mes lectures. À ce sujet aussi il est temps de rompre le silence et de parler du roman, un polar, de Michaël Moslonka que je connais déjà comme auteur de SF ou de fantasy, le découvrir « polareux » valait le déplacement !
Pour reprendre la 4ème « Le regard que pose le capitaine David Blacke sur ses contemporains autant que sur lui-même est noir comme le charbon, tranchant comme une lame
de couteau. Le genre de lame qui a tué Dylan Druelles aux alentour de minuit sur le parking du MacDo d’Auchel… »
Un meurtre au pays des corons, à minuit, un flic tellement misanthrope qu’il n’a même plus la moindre estime pour lui-même. Et comble du pire ; il doit déjà côtoyer de jour les aspects les plus sombres de l’humanité, comme tout bon flic, voilà qu’en plus la nuit les chiens ont décidé de conspirer pour le torturer. Le monde lui en veut et Blake le lui rend bien ! Sans sa partenaire Amélie Laribi pour garder le cap dans ces méandres chaotiques l’homme et l’enquête seraient définitivement perdues… Maintenant n’est-il pas évident que plus on s’approche de la lumière et plus l’ombre que l’on projette est grande et profonde ?
Michaël nous décrit un Nord, qu’il connaît bien et moi pas du tout, d’une noirceur extrême. Polar oblige ou triste réalité ? Ce polar noir, et même très noir comme un café double trop serré en a le goût amer, comme cette parcelle de l’humanité en déroute qui est le triste quotidien de la police. Et ce n’est pas un ballon de rosé qui peut y mettre un peu de couleur. En attendant ce polar est parfaitement construit et Michaël parvient à conduire le lecteur sur une double intrigue ; policière bien sûr et humaine également et surtout. Et c’est bien cette dimension humaine qui donne à ce polar toute sa valeur. Un vrai plaisir de lecture et je dois me forcer à ne pas en dire plus pour ne pas gâcher le votre. Pas sûr que ce soit le meilleur moyen d’attirer des touristes en Nord-Pas de Calais mais ce n’est pas le but…
Sébastien Clarac, de plus en plus tenté par le polar...
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