Billet du lundi matin, le 23 janvier 2012

Publié le par clarac

Billet du lundi matin, le 23 janvier 2012

 

.           Parler pour ne rien dire est un art facile ou un défaut répandu. Tâchons donc de l’éviter.

.           La nouvelle immatriculée 201201, la première des douze création dans ce format que je m’autorise est « synopsisée » ; rédigée et corrigée. Me reste juste à attendre, non pas la dernière minute mais la dernière semaine pour l’envoyer. D’ici là je vais régulièrement la relire pour traquer les défauts qui doivent encore lui rester. Cette création est destinée au Lecteur du Val 2012. Le premier concours auquel j’ai participé en 2002, et qui m’a contaminé. Et aussi le premier qui m’ait récompensé en 2003 avec un prix « d’encouragement » pour Cauchemar qui depuis a été publié au Québec, en France et aussi en Argentine et en Espagne sous le nom de Road.net. Depuis deux autres textes malheureux proposés à ce concours ont fini par séduire soit un autre jury ou un autre comité de lecture. Avec à chaque fois les adaptations nécessaires. Comme quoi, (mais faut-il encore le rappeler ?) tout travail de rédaction n’est jamais inutile et apporte toujours son quota d’expérience et de « savoir » ; la sanction de l’échec initial n’est donc qu’une notion temporaire et provisoire que l’auteur doit apprendre à surpasser pour reprendre, réécrire, adapter sa création pour lui permettre de trouver, ailleurs si nécessaire, son public. Ce travail, qui doit avant tout rester un plaisir, n’est donc jamais vain ni inutile et trouvera toujours, pour peu qu’on veuille s’en donner les moyens, à produire son fruit plus tard, ailleurs, autrement… citons juste les deux autres textes créés pour eux et qui ont trouvé leur véritable dimension ailleurs et plus tard : Le Ulysse (du canal), Et À demain (qui sera normalement bientôt publié, quatre, cinq ans après sa création ?) Et a bien y réfléchir d’autres de mes nouvelles, même si je ne les avaient pas écrite en temps et en heure pour y participer leur doivent leur « fécondation ». Ceci étant vrai pour d’autres concours, évidemment, mais surtout celui-ci. Donc, peu importe le verdict du jury qui cette année encore ne me distinguera pas, nul doute qu’une fois l’encre bien sèche et froide je percevrai ses défauts qui m’échappent et que ce texte finira, comme les autres, à la disposition des lecteurs plus tard et ailleurs. Me faut-il déjà avouer qu’en cas d’un probable et prévisible échec ce texte est déjà prévu pour une adaptation en vue d’une participation à un autre concours à l’échéance fin juin, après l’annonce des résultats du Lecteur du Val ?

.           La nouvelle immatriculée 201202, la création de février et « synopsisée » et en cours de rédaction. Mais, et c’est mon gros souci depuis deux ans, ce texte part mal puisque déjà il demande à se déployer au format romanesque. Donc si je ne parviens pas à le « recadrer » je vais rajouter à ma liste déjà trop longue un projet de roman de plus. Comme si j’en manquais… Or une nouvelle peut être beaucoup de choses sauf un starter ou un chapitre de roman. Quoi que, mais non ! Certes, je l’avoue, très souvent je me sers des thématiques des concours ou des appels à textes pour rédiger des « flashs », des épisodes et des « brèves » mettant en scènes certains de mes personnages de mes univers « constitués » ; ce travail me permet de les confronter à des situations « non prévus » et ainsi d’affiner leurs caractéristiques, leurs personnalités et même d’étoffer et ciseler leurs univers. Mais en aucun cas ces textes sont des nouvelles ni ne sont destinés à être présenté à un jury de concours. Je crains qu’en l’état actuel des choses, mais cela peut vite changer, ce que j’ai en tête pour ce concours rentre dans la catégorie des « exploration d’affinage d’univers ». Par principe je vais achever ce récit puisqu’il reste du travail et qu’il doit aller à son échéance. Me restera tout de même à trouver autre chose pour participer à ce concours. Si d’aventure je n’y parvenais pas, ce qui arrive bien souvent, et bien tant pis je n’y contribuerai pas. Soit ça viendra plus tard, beaucoup plus tard ou jamais… En fait j’ai la manie déplorable de trouver enfin ce qui me satisfait une fois la date d’échéance passée, ce qui est un peu dommage, avouons-le mais qui ne m’empêche pas à l’occasion de l’écrire malgré tout.

            La nouvelle 201203, bien que je trouve le sujet intéressant tarde à trouver son « profil ». Hors de question d’écrire pour écrire ; la thématique d’un concours ou d’un appel à textes à mes yeux n’est qu’un élément « environnemental » qui ne dispense pas le texte d’avoir sa propre thématique, sa « problématique » ; de quoi est-ce que je parle vraiment ?! ni du « registre », de son champ lexical propre ou associé ni du ton de son traitement. Autant d’éléments fondamentaux qui sont les variables incontournables de l’expression littéraire. J’ai le temps d’ici l’échéance en avril de « sentir » ceux-ci et de percevoir la trame avec laquelle je vais les tresser… Idem d’ailleurs pour 201204 !

.           Les projets de créations (de nouvelles uniquement) suivants, un par mois, ne sont pas encore définis, attribués ni cernés. En revanche certains Recyclages/Adaptations sont posés.

.           Ainsi donc je participerai aux concours de Cuizery et Fontaine Française avec des « vieux textes » compatibles avec les thématiques, quand il y en a, ou les contraintes en général et qui recevront une Mise A Jour stylistique et un lifting, réécriture sommaire, partielle ou plus profonde, c’est assez variable. Pour ces deux-ci j’ai juste un souci, Je profite du prix de la nouvelle d’Angers (sur recueil) pour adapter/tronquer, un projet en cours. Or les deux textes susceptibles d’être présentés à ces concours sont au sommaire de ce recueil. Ceci-dit la probabilité de succès à ces derniers, dont Angers est si infime que cela n’est pas un vrai problème. D’ailleurs la reprise de ces textes s’inscrit dans le travail de « fignolage » du recueil que je prépare. Le temps passé que je consacre à chacun d’eux ne vise pas exclusivement le succès immédiat aux concours auxquels je le propose. Presque me faut-il l’avouer, je préférerais l’échec pour garder ces textes à disposition pour l’aboutissement du projet. Maintenant ce n’est qu’un détail. C’est aussi d’ailleurs mon souci pour Angers qui n’accepte pas des textes déjà primé ou publié dans le recueil à présenter. Or justement ce recueil dans sa mouture « initiale» comporte des textes primés et/ou publié, essentiel à sa cohérence, que je dois écarter pour participer. Quand bien même je parviens à conserver (puisque à peu de choses près) la trame et l’axiologie qui en sont l’âme et le cœur, le document est déjà prêt, amoindri, affaibli sans aucun doute… Pas vraiment dénaturé, mais sacrément écorné. Je le garde juste sous le coude pour « révision » jusqu’à la dernière semaine.

.           Parmi les « reprise », j’ai un texte qu’il me faut reprendre très en profondeur. Celui-ci devra être entièrement réécrit reste à savoir s’il sera prêt à temps pour l’appel à texte des 20 ans de Présence d’Esprit ? Même si je ne suis pas convaincu que sa problématique corresponde exactement à l’attendu. Je lui réserve donc éventuellement une autre destination.

.           Pour en terminer avec le volet de la nouvelle j’ai deux ou trois concours hors planning qui me titillent. Ma règle d’une seule création par mois n’est pas immuable ni impérative ; si l’inspiration me visite et que les circonstances me permettent de créer bien sûr que je ne m’interdis pas d’y contribuer. Toutefois je ne leur consacrerai pas du temps au détriment du reste, pas de nuit blanche en perspective donc, pour créer à tout prix. Ça vient, tant mieux. Ça ne vient pas, tant pis. Ce sont au total 21 contributions pour l’instant de programmées cette année, même si certaines ne sont pas encore déterminées puisque les échéances du second semestre me sont encore inconnues et que la moitié des créations prévues sont donc sans attribution. Ce nombre pourra bien entendu évoluer, rien n’est jamais figé, c’est là le plus beau cadeau du vivant. Toutefois je ne vais pas m’amuser à compiler les règlements de concours et d’appels à textes pour le plaisir ; soit ça colle au programme, soit ça m’inspire quelque chose, soit j’ai en stock quelque chose ou bien je laisse tomber. J’ai déjà bien assez de travail comme ça. Fort heureusement le site Bonnes Nouvelles est bien garni et la majeure partie des concours me sont interdit. Il n’y a que pour les appels à textes que je ne suis plus à la page depuis le temps que je suis en hibernation numérique, mais peu importe. Comme le disais j’ai déjà bien assez de travail…

.           Reste à savoir si le temps me sera donné pour continuer les aventures de Vigo ? Cet exercice me tient à cœur mais…

.           Côté roman je donne la dernière main rédactionnelle à un premier tome de fantasy jeunesse écrit pour ma fille à la base, et comme elle ne veut plus lire les brouillons tant que ce n’est pas achevé… (caprice d’ado) Je me donne jusqu’à fin mars, la fin du trimestre pour clore cette étape. Le second trimestre de début avril à fin juin sera consacré à la rédaction d’un roman historique qui végète depuis trop longtemps au fond d’un dossier numérique. Comme le cerveau, le mien surtout, ne peut pas rester concentré bien longtemps sur la même chose. Et que mon temps disponible et efficace est compté, je change de « projet » dès que je sens la saturation menacer. Ainsi donc ce premier trimestre 2012 sera consacré à la fin de la rédaction de ce fantasy jeunesse, au synopsis détaillé de l’historique dont la rédaction devrait débuter au second trimestre.

.           Ne soyons pas dupe ; planifier c’est bien beau, mais je sais par expérience qu’en ce qui me concerne, surtout moi soumis aux aléas imprévisibles du yoyo de ma santé et forcément de ses conséquences inévitables dans toutes les autres sphères de mon existence que ce planning ne sera jamais respecté à la lettre. En fait, je considère cela comme un rail de sécurité pour m’éviter des sorties de routes dangereuses et me garder, quoi qu’il arrive, sur la route.

.           Bien que déjà j’ai sur ma table trois autres projets bien avancé et presque achevé dont j’ignore pourquoi je rechigne à les boucler ? la Nuit du Serpentaire est en « correction » ; mais je traîne sur ce projet puisque j’ai toutes les raisons de penser que l’expérience qu’il représente soit trop « exotique » ; ou je ne sais pas en fait. Au bout d’un moment il faut aussi arrêter de penser et plonger quitte à éclabousser un peu.

.           Donc premier trimestre 2012, en théorie, fin de rédaction du fantasy jeunesse tome un (il n’y en a que neuf de prévu) ; je sais, les éditeurs français n’aiment pas les séries, c’est leur problème car il suffit de déambuler dans n’importe quelle librairie pour voir qu’en jeunesse il n’y quasiment que ça, des séries. Et puis quoi qu’il en soit ça reste du travail d’écriture et même si ça ne devait jamais être publié l’expérience acquise sera toujours réinvesti ailleurs donc ce n’est ni du temps ni des efforts perdus. Au programme de ce premier trimestre le « plan/architecture » (plus que le synopsis) du roman historique. Et, là pour le coup oui, le synopsis d’un roman de SF déjà écrit mais perdu dans une faille numérique il y a quelques années ; ce sera d’ailleurs sans aucun doute le seul roman que je signerai de mon nom.

.           Je reviendrais en temps voulu sur le second trimestre, mais la trame de travail (théorique/hypothétique) est la même. Une rédaction, une architecture et un synopsis avec en plus à partir du trimestre suivant la « correction ». Ce plan de travail sur un an par roman est peut-être un peu long, mais je n’en suis pas sûr. Si le travail d’un auteur se résumait à la seule écriture le nombre de projets serait donc beaucoup plus nombreux vu que je suis très généreux quand je me donne un trimestre pour « écrire », un mois suffirait largement, si le travail d’auteur se résumait à juste cela. Hélas, mais plutôt heureusement, il va bien au-delà. Vu la liste de projets dans mon classeur j’ai malgré tout de quoi m’occuper un siècle après ma mort. Bien je crois que j’ai été bien assez long pour cette fois. Les autres aspects, détails et autres facteurs de ce processus, qui n’est valable que pour moi ceci dit, trouvera bien à se développer lors de mes prochains message.

.           Puis-je m’avancer et prétendre publier un billet hebdomadaire ? Si le « yoyo » m’épargne, que je résiste aux distractions du WEB et les aléas me fichent la paix, pourquoi pas.

 

Sébastien CLARAC

 

Publié dans errances...

Commenter cet article