Court bilan 2009.

Publié le par clarac

Court bilan 2009.

Après l’année noire (ou blanche) : vierge de production/création littéraire en 2008 suite à mon incapacité physique de création en raison des séquelles de mon AVC de 2007. 2009 fut l’année du retour au clavier, avec modération et pudeur.

Sachant que mes créations nouvelles sont sans rapport avec celles d’avant le 17 avril 2007 : je ne soumets plus que sous pseudonyme; et rien ne changera à cet égard en 2010!

Sans parler de mon activité éditoriale, qui fut pendant deux ans mon unique lien avec l’écriture (quant à ne plus pouvoir quérir la publication pour soi, autant l’offrir aux autres non ?!) ; mon travail d’auteur fut organisé autour de trois axes :

— Réapprendre à écrire, ou pour être précis, reconfigurer de A à Z mon approche de l’écriture au regard de ma nouvelle situation. Ce qui était vrai, ou que je croyais comme tel, à l’évidence ne correspondait plus à rien. J’aurais au moins appris à me méfier des évidences et des vérités qui ne sont en fait que des préjugés sans fondements.

— La reécriture ; la reprise d’un certain nombre de vieux textes, en fonction des intitulés des concours et appels à textes. Avec les objectifs de conduire et d’évaluer mon reapprentissage de l’écrit, étoffer mes univers personnels et retrouver avec lenteur le chemin du clavier.

— Créer, enfin, à nouveau créer !

J’ai beau être fâché avec les chiffres et les statistiques, n’empêche que le constat est là :

01 : À peine une petite trentaine de soumission/contribution (contre plus de 100 en 2006)

02 : Aucun de mes textes repris/retravaillé/réadapté n’a été sélectionné.

03 : Tout de même 4 publications ; (dont deux sous pseudonymes) sont toutes les quatre des créations 2009 ! écrirais-je mieux aujourd’hui qu’avant ?

04 : Plus deux textes en attente de publication.

05 : Ironie du sort, caprice du destin, pied de nez des Muses : tous ces textes parus ou à paraître sont tous des créations nouvelles ! alors dois-je jeter à la poubelle mon ancien stock de textes ? je me le demande car sur les 7 production de cette année, seul un texte reste à prendre la poussière dans son tiroir… Plutôt pas mal non ?

Que dire de plus, sinon qu’une seule année ne suffit pas pour définir quoi que ce soit.

Je doute que 2010 soit beaucoup plus productif que 2009 ; ce ne sont ni les envies, les inspirations qui manquent. Le temps dévoré par les obligations diverses, le quotidien…

Par exemple, la neige me cloue chez moi depuis deux jours et j’ai dû abandonner mon véhicule dans le village voisin. Des urgences impératives à gérer au jour le jour qui rendent toute planification superflue. Et ce repos forcé ne me permet même pas d’écrire… Donc, le programme est posé, à la différence que les dates sont flottantes ; peu importe après tout puisque je suis le seul à savoir si je suis en retarde t de combien…

Même si l’amélioration de l’environnement de la « sphère éditoriale » devrait m’accorder plus de latitude. Et encore, tant qu’on ne s’y consacre pas un peu, il est difficile d’imaginer le temps dévoré par la correspondance, la gestion, et la quête de qualité, l’amélioration constante. Enfin, peu importe.

Je compte plus privilégier le texte « long » et moins me consacrer au « court » auquel avec le Fanzine Station Fiction et la direction de quelques projets collectifs je pense donner assez. Or, résisterais-je à une inspiration subite et imprévue ? Si je peux planifier, ou le tenter, ma sphère éditoriale ; ce n’est même pas la peine de l’envisager pour celle de la Création/écriture qui ne m’obéit jamais. Ça vient, tant mieux, ça ne vient pas, tant pis.

Au programme tout de même ; après la correction de mon vrai/fau roman, je vais achever mon Space Op (au cas où), idem pour mon roman de fantasy. Avant de monter les échafaudages des nouveaux chantiers qui se bousculent sous mon crâne, parce que maintenant que je sais que je suis mortel et que j’ai horreur de l’inachevé : je veux impérativement boucler ces projets et peu importe leur devenir.

Et c’est urgent car l’idée d’un roman historique pousse fort, très fort et devient si impérieuse que c’est une violence quotidienne de n’en rien écrire pour solder les comptes en cours avant de s’y consacrer.

 

 

Sébastien CLARAC

Publié dans errances...

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