Lecture 2012 S11 : La vague

Publié le par clarac

 

 

.      Est-il possible d’écrire sans lire ? l’inverse est peut-être vrai, et encore…

.      À titre personnel, et ai-je sans aucun doute tort ; je fonde beaucoup d’espoirs dans l’avenir numérique du livre, malgré les résistances et les aberrations (limite escroquerie) de certains éditeurs qui proposent leurs titres numériques plus cher que la version papier, je suis converti. Comme s’il s’agissait d’une religion… à en croire les propos de certains, le dogme n’est pas loin, l’intolérance qui l’accompagne non plus.

.      Le lecteur, peut-être pas si boulimique que ça, que je suis trouve un certain avantage à la lecture numérique. Et pour commencer celle de me faire plaisir, car la lecture est toujours un plaisir, sans agrandir le trou au fond de mes poches qui ressemble déjà à la fosse des Mariannes…

.      C’est donc avec beaucoup moins de scrupule et de facilité que les livres numériques me permettent de garder mon rythme de lecture et de ne plus culpabiliser à cause de la dépense. Ainsi donc je vais pouvoir à nouveau alimenter cette rubrique de « mes lectures » avec aisance, satisfaction et désormais sans modération.

.      Tout ce long discours sur le livre numérique pour annoncer que cet article concerne un ebook, le premier d’une longue série, je peux l’assurer ! (deux autres ebooks attendent déjà pour rallonger la liste des articles de cette catégorie)

 

vague.      C’est donc avec La vague de Corinne Guitteaud aux éditions Voy’el (http://editions-voyel.fr/) que j’ouvre le bal de mes lectures numériques. Ce choix n’est pas anodin ; quant à acquérir un titre, fut-il numérique, autant le prendre chez un éditeur en qui j’ai confiance puisqu’il a lui-même (elle-même) jadis, accordé sa confiance à l’idiot qui écrit ses lignes. Peut-être pour limiter les risques et me garantir d’une qualité que les rumeurs et les préjugés qui accablent le livre numérique et dont je n’étais pas encore totalement affranchi, me retenaient… j’avoue aussi.

.      La Vague est un recueil de nouvelles dans les genres de l’imaginaire de la Science Fiction à la Fantasy avec un crochet en Uchronie. De quoi satisfaire bon nombre d’amateurs par la diversité et la variété. Maintenant, comme d’habitude, précaution personnelle ; je ne suis qu’un lecteur parmi des millions ce que j’exprime n’est qu’un avis personnel, intime même et le meilleur moyen de se forger une opinion est encore de le lire soi-même… Bien que le simple fait que je prenne la peine de rédiger un billet à son égard soit éloquent car quand je n’aime pas je n’en parle pas. Les littératures de l’imaginaire et les éditeurs indépendants qui l’enrichissent ont déjà bien assez de mal à survivre pour ne pas en plus les poignarder dans le dos avec des chroniques aussi assassines qu’inutile.

 

Passons au vif du sujet !

 

 

Présentation :

.      La Vague : Une expédition interstellaire tombe sur une étrange anomalie. (SF)

.      Une nouvelle intéressante, bien traitée et cohérente, j’avoue juste que sa chute est un peu trop « vue et revue » pour me combler, c’est mon seul bémol pour ce récit qui est remarquable sur bien des points.

.      L'Astrogate : Comment une fille de ferme et un pilote de vaisseau interstellaire pourraient-ils s'aimer ? (SF)

.      Alors là ! En version courte, rien que pour ce texte il serait regrettable de se priver de ce recueil, ce n’est bien sûr que mon opinion personnelle, mais quand même.

.      Et en version longue ? Ce texte est bien plus long que ceux qui composent le reste de ce recueil, et annonçons-le au risque de commettre un crime de lèse majesté, il s’agit d’un « épisode » d’un roman (ben oui) que Corinne semble vouloir nus distiller au compte-goutte des prochains recueils à paraître avec j’en suis convaincu un vrai plaisir sadique !

.      Quoi qu’il en soit, la qualité de l’écriture est excellente et les personnages sont brodés avec, brodés, ciselés, dépeints (etc.) avec soin, dotés d’une réelle profondeur, d’une âme qui les rend attachant dans un univers tout aussi travaillé et cohérent. Et les plages des caraïbes n’y sont pour rien ou presque. En fait je répugne un peu à en dire plus car je crains de gâcher le plaisir. Quoi qu’il en soit je suis condamné au supplice à devoir attendre la suite…

.      Ai-je besoin de préciser que c’est mon coup de cœur du recueil ?

.      Mon Empire pour un cheval : Et si Christophe Colomb était tombé sur une redoutable puissance miliaire en cherchant une nouvelle route pour les Indes ? (uchronie)

.      Peut-être qu’après avoir été emballé et séduit, et encore sous le charme du texte précédent, j’aurais dû faire une pause de lecture avant d’entamer celui-ci car j’ai moins accroché malgré un début très prometteur. Pourtant cette Uchronie qui concerne la « découverte » de l’Amérique, parce qu’en écho à une de mes propres uchronies, m’intéressait beaucoup. Par moment le remarquable talent de conteuse de Corinne cède dans le récit le pas à de longues descriptions, explications avec lesquelles j’ai peu d’affinité (moi, après ça peu séduire un autre lecteur). Pourtant certaines scènes renoue avec le récit et le talent de Corinne s’exprime à plein et le plaisir de la lecture revient au galop sous le regard sournois d’un Léonard de Vinci (machiavélique ?). Outre le bémol que j’exprime c’est un texte bien agréable.

.      L’Enfant de l'Apocalypse : Démon et prince charmant s'affrontent pour l'amour d'une jeune femme (fantasy)

.      Voilà un texte que j’ai beaucoup aimé, au point de lui disputer mon coup de cœur, mais dont je parlerai peu car comment ne pas trop en dire ? Sa forme épistolaire, qui je n’apprécie pas en général, est ici employée avec pertinence et efficacité.

.      En Quête d'Éternité : Le remède anti-mort a enfin été trouvé, mais l'humanité est-elle prête (SF).

.      La problématique de l’accès à « l’immortalité » pour l’humanité, l’exploration de ses conséquences. Un vieux thème qui revient souvent, quel auteur de SF ne s’y laisserait pas tenter ? Quel risque alors pour le lecteur de relire encore et encore la même histoire ? Aucun ! En tout cas pas avec ce récit qui évite avec soin l’écueil et l’aborde… avec la tangente ? Si je peux m’exprimer ainsi.

.      Excellent, j’ai passé un bon moment avec ce texte.

 

Voilà pour ma lecture, très en retard de la semaine 11 de 2012.

 

Sébastien Clarac (twitter @SClarac)

 

 

Référence 9782916307138

ebook à 2,99€… (et oui c’est tout !)

http://editions-voyel.fr/?page_id=2#ecwid:category=1474707&mode=product&product=5968286

 

.      À venir prochainement dans cette catégorie (Sourtha)

Publié dans mes lectures

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