Chapelle Stylistique ? pas un critère...

Publié le par clarac

Par manque de temps, j’ai beaucoup négligé ces derniers mois de relayer des informations importantes ; appels à textes des compères, commentaires de mes lectures et réflexions foireuses.

Pour ces dernières, personne ne se plaindra.

En même temps, poster de temps en temps, ce blog me sert de coupure/pause.

Hélas je ne suis pas prêt d’évoquer mes publications, je n’écris presque plus, je soumets encore moins et donc je ne risque pas, ni d’être sélectionné et encore moins, d’être publié. Je publie les autres, en soit, c’est déjà pas si mal. Et ne soyons pas hypocrite ; quand bien même le temps absorber par ces lectures et la direction des textes est conséquent, je ne pers pas mon temps en tant qu’auteur. En effet, je suis confronté à de nombreuses approches stylistiques, des procédés, des structurations et des problématiques littéraires qui interrogent ma propre pratique. Je n’écris peut-être donc plus, ou pas autant que je le voudrais ; mais mon écriture se nourrit, évolue et s’enrichit sans avoir à rédiger le moindre mot. Donc, je me plaindrai pas de ce temps consumé pou les autres, car il n’est pas perdu pour moi.

Toutefois, il y un petit phénomène que j’ai remarqué et qui m’interroge depuis quelques mois. C’est l’influence que peut avoir la direction littéraire sur les auteurs concernant leur stylistique. De fait en renvoyant les bêtas, annotées/commentées, agrémentées de quelques suggestions ; je conduis l’auteur à adopter « ma stylistique », ou a s’en approcher. Comme je ne suis pas, et ne veux pas, demeurer, un adepte sectaire d’une « paroisse » ou « école » stylistique (il en existe tant !), j’avoue que ce phénomène m’ennuie un peu et que je modère (j’essaie en tout cas). Au moins j’en suis conscient, c’est déjà pas mal, et j’essaie d’en tenir compte.

Raison pour laquelle je me satisfais de la réorganisation et du renforcement du Comité de Lecture des Chantiers. Plus de lecteurs, plus de sensibilités différentes, plus de variété de « goût » ; et comme je tiens compte de l’avis du CL pour composer mon sommaire, je me sens un peu soulagé quant à la prégnance de mon éventuelle influence.

Voilà pourquoi je n’adresserai jamais un refus pour motif « d’exigence littéraire ». Cette dernière n’a de sens qu’en relation exclusive à une école stylistique de référence (celle d’un directeur littéraire), et pas celle de l’auteur à l’évidence.

Je m’arrête là car je pourrais m’étaler en longueur sur certains phénomènes.

Hélas, je n’ai pas le temps de m’y attarder cette fois ; j’ai un Station Fiction mission BOREAL, 100% québécois à structurer. (entre autres...)

 

Sébastien CLARAC

Publié dans errances...

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